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« Les âmes de l'exil », de Saïd Nanache en avant-première à Paris
Le Film « LES ÂMES DE L'EXIL » de Saïd Nanache en avant-première à Paris.
C'était dans une salle de cinéma MK2 située au 19eme arrondissement de Paris qu'a eu hier Samedi à 11h00 la projection, avant première, du nouveau film du jeune réalisateur Saïd Nanache intitulé « Les âmes de l'exil » avec la collaboration de Mairie du 19eme représentée par Fatma Saadi, conseillère et chargée des relations interculturelles .
Beaucoup de personnalités culturelles étaient conviées à ce rendez-vous entre autre Mhenna mahfoufi, Nora Ath Brahem, Moussa Lebkiri. Ce film de 52 minutes qui a été tourné en Kabylie plus exactement à Tizi Ghennif ,région natale du réalisateur, ce veut un témoignage émouvant et une traversée du périple de l'exil amer subit par la Kabylie depuis plus d'un siècle en passant par un témoignage assez touchant d'un Monsieur âgé de 93 ans, ancien combattant Indochine pour la France et a qui cette dernière ne rend pas son du comme il se doit ; Le documentaire pose une véritable problématique , celle du triste sort de ses milliers de soldats déportés des colonies pour servir les causes françaises .
Le témoignage d'une Dame centenaire, marquée par les rides, qui a tout perdu : son mari ses quatre fils à cause de l'exil forcé ne manque pas de sensation. Derrière chaque image, objet ou portrait, le réalisateur décrit, avec son art cinématographique qu'il a appris à paris, et d'une manière magistrale une Kabylie belle et rebelle habitée par un peuple attaché à ses traditions millénaires et asservi à sa terre d'où toujours remonte la pierre. Les départs tant attendus parfois aux goûts amers laissant beaucoup de chagrin y sont des arrachements ! Sous le regard des mères impuissantes, la nouvelle génération perpétue l'exemple des anciens qui se sont exilés pour un jour ou pour toujours. Laissant derrière eux tous les souvenirs et espérant qu'un jour il reviendront apportant avec eux la gloire d'une traversée presque impossible. Si hier la femme kabyle subissait l'exil intérieurement, cette fois-ci les filles font partie du voyage. A travers le témoignage d'une jeune étudiante qui veut tenter aussi sa chance, les femmes kabyles aussi disent adieu au sang et à la terre kabyle. A travers ce travaille qui ne manque pas d'universalité, Saïd Nanache a su nous faire vivre l'exil de l'intérieur ; De la patience de ces femmes qui ont tant souffert, de cette Kabylie qui a toujours pleuré et qui pleure toujours ses fils, en quête de bonheur, partis loin pour une raison ou pour une autre de cet adage qui est ancré en Kabylie depuis plus d'un siècle et qui dit : « vedd atwalidh rouh adawidh qim ulac » ce qui veut dire grosso modo : s'exiler pour devenir un homme. Article DJERDI DJILLALI


 




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